Les conférences historiques départementales

Des historiens à la rencontre des Varois !

La rigueur fait la différence en matière d’Histoire. Le détail est souvent loin d’être anodin. C’est avec ce souci de précision que le Département invite les Varois à mieux connaître l’Histoire avec des universitaires spécialistes des périodes et thèmes proposés.

Après avoir expérimenté 3 cycles en 2015-2016 à Toulon, en 2016-2017 à travers le Var dans les villes de Draguignan, Saint-Raphaël, Sainte-Maxime, Aups, Brignoles puis en 2017-2018 à Toulon, Gonfaron, Saint-tropez et Saint-Raphaêl, le Département a développé en 2017-2018 et en 2018-2019 un autre cycle de conférences historiques à l’échelle du Département.

Trois cycles de conférences étaient prévues hors saison estivale, en novembre, février et mars, sur des sujets d’histoire variés. Toutes ont été assurées par un historien issu des plus grandes universités françaises et chacune donnée dans différentes villes du Var. 

Le Département du Var renouvelle l'opération en 2019-2020 ! 

Programme des conférences historiques départementales 2019/2020

Cycle : "La Guerre – Légende des Peuples, gloire des Hommes"

 

- "La Guerre des Gaules porte Jules César au pouvoir", donnée par Sabine Lefebvre, Professeur en Histoire romaine à l'Université de Bourgogne.

La conquête de la Gaule par César apparaît comme un des épisodes fondateurs de notre histoire ; nous connaissons certains épisodes particulièrement importants, comme la bataille de Gergovie ou le siège d’Alésia. Mais  on ignore souvent pourquoi César s’est lancé dans une telle entreprise, qui pouvait ne pas réussir. Or, la conquête de la Gaule chevelue a permis à César de consolider sa position politique, d’acquérir une armée fidèle à sa personne, et de se constituer une clientèle provinciale. Cette victoire sur la Gaule, après 8 ans de guerre, va lui permettre d’envisager de prendre le pouvoir dans une république romaine vieillissante, où les généraux vainqueurs, les imperatores, s’opposent au sommet de l’État. César va réussir à éliminer son adversaire principal Pompée et les partisans de ce dernier en 4 ans de guerre civile. Il est désormais seul au pouvoir…. 

Sabine LEFEBVRE, ancienne élève de l'École du Louvre, est agrégée d''histoire et membre de la Casa de Velàzquez (Madrid) de 1991 à 1993, Docteur en histoire ancienne, Maître de conférence en histoire ancienne
à l'Université de Paris I – Panthéon Sorbonne de 1995 à 2007. Professeur des Universités à l'université de Bourgogne (en histoire romaine) depuis 2007, elle est spécialiste de l'Occident romain depuis le 2eme siècle avant Jésus-Christ jusqu'au début du IVe siècle après JC, en particulier du sud de la Gaule, de la péninsule ibérique et de l'Afrique du Nord. Elle étudie tout particulièrement les rapports entre le centre pouvoir : Rome et la périphérie : les provinces.

- Le jeudi 3 octobre à 20 h 30 à Toulon. Atrium du Conseil départemental du Var, 390 avenue des Lices.

- Le vendredi 4 octobre à 20 h 30 à Brignoles. Salle Gavoty - 4 rue Entraigue

 

- "L’armée française de Valmy à Sedan", donnée par Jacques-Olivier Boudon, Professeur en Histoire contemporaine à l'Université Paris IV, Président de l’Institut Napoléon.

Avec la Révolution française, l’armée change de visage. Elle devient l’armée de la nation, recrutée d’abord par une levée en masse, puis par le biais de la conscription qui fait participer une part notable de la jeunesse à la défense du pays, tandis que le corps des officiers se démocratise. Ses premières missions furent de défendre les acquis de la Révolution, puis de les exporter en Europe au terme de guerres qui deviennent aussi des guerres de conquêtes, en particulier sous le règne de Napoléon.
La paix revenue, après 1815, l’armée se spécialise dans les guerres coloniales avec notamment la conquête de l’Algérie, ou dans des opérations de maintien de l’ordre (Espagne en 1823, Rome en 1849, Syrie en 1860). Vivant sur ses acquis, elle peine à se réformer et le paye au prix fort en 1870 face à l’armée prussienne.

Jacques-Olivier Boudon, ancien élève de l’École Normale Supérieure, est professeur d’histoire contemporaine à l'Université Paris IV où il dirige également le Centre d’histoire du XIXe siècle.

- Le jeudi 12 décembre à 20 h 30 à Toulon. Atrium du Conseil départemental du Var, 390 avenue des Lices.

- Le vendredi 13 décembre à 20 h 30 à Saint-Raphaël. Palais des Congrès.

 

- "We band of brothers : la guerre et la construction de la nation anglaise", donnée par Hervé Drévillon, Professeur en Histoire moderne à l'Université de Paris I, Panthéon-Sorbonne.

Dans Henry V, la pièce de Shakespeare, l’expression band of brothers désigne les combattants qui s’apprêtent à livrer la bataille d’Azincourt en 1415 et, au-delà, toute la nation anglaise soudée dans la guerre. Cette mythologie guerrière de la nation a joué un rôle majeur dans l’histoire militaire et politique de la monarchie anglaise. Elle a ensuite accompagné l’extension de cette monarchie au-delà de l’Angleterre, en Écosse et en Irlande, et même au-delà des mers lors de la formation d’un empire colonial. Comment le petit groupe (happy few) de soldats rassemblés autour du roi Henry V à Azincourt est-il devenu l’emblème d’une identité nationale progressivement étendue à l’échelle du monde ?

Hervé Drevillon est Professeur en Histoire moderne à l'Université de Paris I, Panthéon Sorbonne.

- Le jeudi 6 février à 20 h 30 à Toulon. Atrium du Conseil départemental du Var, 390 avenue des Lices.

- Le vendredi 7 février à 20 h 30 à Saint-Tropez. Salle Renaissance - 13 place Carnot.

 

- "La guerre de Troie : le monde mycénien révélé ?", donnée par Philippe JOCKEY Professeur d’Histoire de l’Art et d’Archéologie à l’Université Paris Nanterre.

"Que serait la Mycènes du roi Agamemnon et ses héros sans la Guerre de Troie ? Quel souvenir aurions-nous de ces deux peuples de guerriers sans le récit par Homère dans L’Iliade de leur affrontement dans une guerre impitoyable, élevée au rang d’épopée ? En quoi cette lutte sans merci entre héros a-t-elle posé les fondements d’une identité grecque qui traversa toute l’Antiquité au point que Rome se l’appropria pour mieux affirmer son Empire à travers la figure du Troyen Énée ?
On rappellera d'abord les mécanismes antiques de cette construction identitaire et leur réaffirmation moderne, au XIXe siècle par la redécouverte des deux cités par Heinrich Schliemann, le célèbre archéologue allemand (1822-1890), inventeur de Troie (1870) et de Mycènes (1874), qui redonna à cette épopée une vigueur nouvelle. Quelle réalité historique, enfin, cette exaltation épique multimillénaire recouvre-t-elle ? Quelles leçons notre période contemporaine peut-elle en tirer pour mieux comprendre ses propres constructions identitaires internationales ?” Autant de questions auxquelles la conférence tentera de répondre.

Philippe JOCKEY est agrégé de Lettres Classiques, membre de l'École française d'Athènes (1989/1993), Docteur en Archéologie de l'Université
PARIS X Nanterre, Habilitation à Diriger des Recherches (2000 – Université d'Aix-Marseille 1). Maître de conférences d'histoire grecque puis professeur d'histoire grecque à l'Université d'Aix-Marseille 1, il est depuis septembre 2015 professeur d'Histoire de l'art et d'Archéologie du monde grec à l'Université Paris Nanterre. Il a été distingué par le Prix Salomon Reinach 2001 de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres pour L'Archéologie, Paris, Belin, 1999 (2e éd, 2013).
 

- Le jeudi 26 mars à 20 h 30 à Toulon. Atrium du Conseil départemental du Var, 390 avenue des Lices.

- Le vendredi 27 mars à 20 h 30 à Draguignan. Auditorium du Pôle culturel Chabran.

 

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